L’épilepsie chez le chien

Lors d'une crise d'épilepsie, le chien tombe en position allongée et devient inconscient.

L’épilepsie est une affection neurologique qui entraîne des crampes convulsives dans l’ensemble ou une partie isolée du corps. Les crampes peuvent durer de quelques secondes à plusieurs minutes dans les cas plus sévères. Lors d’une crise d’épilepsie, le chien tombe en position allongée et démontre de l’hypersalivation et des spasmes de la tête et des jambes. Durant la crise, le chien est habituellement inconscient.

Suite à une crise d’épilepsie, la plupart des chiens sont désorientés et confus, ont une grande faim et/ou soif et dorment plus que d’habitude pendant les 24 heures qui suivent. Certains chiens se comportent de manière agressive. D’autres chiens à proximité peuvent réagir de manière négative aux changements de comportement du chien épileptique.

Etat de mal épileptique

Si les crises sont de longue durée (5 à 10 minutes) ou si plusieurs crises se succèdent sans que le chien ne retrouve son état normal entre les crises, l’épilepsie peut revêtir un caractère mortel pour le chien, qui se trouve alors dans un état de mal épileptique. De telles crises épileptiques doivent immédiatement être prises en charge par un vétérinaire, à défaut de quoi la vie du chien est mise en jeu.

Lorsque le chien manifeste sa première crise épileptique, il est difficile à savoir quand la prochaine crise se produit, ou si elle se reproduit du tout. Pour la plupart des chiens, des crises conséquentes sont à s’attendre. Pour quelques cas rares, la crise est unique et ne se reproduira pas.

Différents types d’épilepsie

Si la première crise du chien se produit avant l’âge de trois ans, il s’agit probablement d’épilepsie essentielle, également appelée idiopathique ou primaire. L’épilepsie essentielle résulte d’une libération des impulsions du cerveau, mais son origine n’est pas clairement établie. Des facteurs héréditaires semblent toutefois y jouer un rôle, étant donné que certaines races y sont prédisposées.

Les crampes convulsives qui caractérisent l'épilepsie peuvent toutefois être attribuables à d’autres problèmes sous-jacents, notamment liés au foi, aux reins, au coeur ou a un déséquilibre des taux de sel ou de sucre dans le corps. Des modifications neurologiques, telles qu’une méningite, commotion cérébrale ou tumeur, peuvent également provoquer des crises d’épilepsie.

Dans de tels cas, l’épilepsie revêt un caractère secondaire. Le traitement se concentre alors sur les problèmes sous-jacents plutôt que sur l’épilepsie elle-même. L'épilepsie secondaire, également appelée symptomatique, est plus fréquente chez les chiens âgés. Des malformations congénitales peuvent cependant aussi en être la cause. L’examen vétérinaire peut consister d’analyses du sang et des urines, d'électrocardiographies (ECG) et d’imageries cardiovasculaires (ultrasons) ou aux rayons X. Une tomographie ou imagerie par résonance magnétique peut également faire partie de l’examen.

L’épilepsie ne se guérit pas

L’épilepsie idiopathique ne peut pas se guérir. Par le biais de traitements médicaux, il est cependant possible de soulager les symptômes et faire en sorte que les crises diminuent en intensité et se reproduisent moins souvent.

La plupart des chiens prennent un certain temps à s’habituer aux traitements et peuvent apparaître fatigués pendant les premières semaines. Quand et comment introduire un traitement est la décision du vétérinaire, vu qu’il y a de nombreux facteurs à prendre en compte.

Si votre chien a une crise épileptique

  • Mesurez la durée de la crise. Si la crise ne cesse pas d’ici quelques minutes, ou si plusieurs crises se succèdent sans récupération, contactez immédiatement un vétérinaire !

  • Laissez le chien récupérer. Si la crise est unique et de courte durée, laissez le chien se reposer dans un environnement tranquille à faible éclairage. Contactez ensuite un vétérinaire pour plus d’informations. Si les crises ne s’enchaînent pas, il n’est probablement pas nécessaire d’y emmener le chien en urgence.

  • Ne mettez pas vos doigts dans la bouche du chien. N’essayez pas non plus de lui tenir la langue pendant la crise, vu que vous courez alors un grand risque de vous blesser. Bien que la crise puisse vous sembler dramatique et effrayante, le chien n’en souffre pas et ne se blesse que très rarement.

  • Tenez un journal. Notez la date et l’heure des crises de votre chien, combien de temps elles durent et si vous avez pu identifier un facteur de déclenchement quelconque.

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