Pneumonyssoïdes caninum (acariens nasaux) chez les chiens

Les pneumonyssoïdes caninum sont des acariens qui vivent dans le nez et les sinus du chien.

Les premières découvertes de pneumonyssoïdes caninum, un acarien des cavités nasales chez le chien, ont été signalées en 1940 aux Etats-Unis. Depuis, le parasite a été trouvé dans de nombreux autres pays, comme par exemple l’Australie, l’Afrique du Sud, la Finlande, le Danemark, la Norvège, la Suède, le Canada, l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne, l’Angleterre, le Japon, l’Iran et la France. 

Le parasite

Les pneumonyssoïdes caninum vivent dans les cavités nasales et les sinus du chien et ne sont pas visibles à l’œil nu. Les femelles font entre 1 et 1.5 millimètre de longueur et entre 0.6 et 0.9 millimètres de largeur. Les mâles et les larves sont légèrement plus petits. Les parasites adultes ont quatre paires de pattes, alors que les larves en ont trois. Leur corps est ovale et de couleur jaunâtre.

Occurrence

Le parasite est problématique principalement dans les pays du nord de l’Europe (Suède, Finlande, Norvège). Cela peut être dû au fait que ces pays ne traitent pas systématiquement les chiens avec des antiparasitaires comme le font de nombreux autres pays, surtout dans les régions où la dirofilariose cardiaque (vers du cœur) est présente. Les pneumonyssoïdes caninum sont rarement observés en France.

Symptômes de pneumonyssoïdes caninum

Des éternuements et un odorat réduit sont des symptômes courants

Les chiens infectés par des pneumonyssoïdes caninum peuvent présenter divers symptômes non spécifiques des voies respiratoires supérieures, par exemple des éternuements, reniflements, démangeaisons et un odorat réduit. Que les symptômes ne soient pas spécifiques signifie qu’ils ne doivent pas forcément être causés par des acariens des cavités nasales. Ils peuvent aussi être causés par d’autres maladies ou des allergies.

Diagnostic

Il est dans de rares cas possible de distinguer des petits animaux se promener sur le nez du chien lorsqu’il se repose. Toutefois, il est d’habitude très difficile de constater la présence de pneumonyssoïdes caninum. Il n’y a actuellement aucune méthode simple et fiable à utiliser ; il faut souvent se fier à des diagnostics probabilistes ou essayer de rincer les cavités nasales du chien avec une solution saline et inspecter l’eau de rinçage à l’endoscope. Un tel rinçage nécessite en plus que le chien soit anesthésié. Il peut parfois également être suffisant d’anesthésier le chien et le laisser respirer les agents anesthésiques pendant un moment. Il peut alors être possible de voir certains parasites sortir du nez. Une fois que les parasites ont pu être détectés, le diagnostic peut être posé.

Si aucun parasite n’a pu être détecté, il y a deux possibilités. Soit le chien ne souffre pas d’une telle infection, soit on n’a simplement pas pu les trouver. Vu qu’une anesthésie est relativement coûteuse et non sans risque, les propriétaires de chiens et les vétérinaires choisissent parfois de se fier à des diagnostics probabilistes et de traiter le chien par mesure de précaution. Cela signifie que si l’on soupçonne que le chien souffre de pneumonyssoïdes caninum, un vétérinaire lui ordonnera des médicaments qui feront effet contre les parasites. Si les symptômes disparaissent pendant le traitement, la cause était probablement un pneumonyssoïdes caninum. Si les symptômes ne sont pas affectés par le traitement, le chien ne souffre probablement pas de parasites, et il faut donc rechercher d’autres explications potentielles.

Traitement

Un traitement ne se fait uniquement en cas de diagnostic clair, suspicion forte ou si le chien montre des symptômes évidents de parasites. La décision de traitement doit être prise par un vétérinaire.

Il existe plusieurs médicaments dont l'efficacité contre les pneumonyssoïdes caninum a été prouvée, par exemple des lactones macrocycliques, telles que la moxidectine et la sélamectine.

Transmission du parasite

L'origine de la propagation du parasite n'est pas encore connue, mais il semble probable qu’il se transmet par contact direct entre chiens. Etant donné que le parasite est sensible à la déshydratation et meurt dans les 24 heures dans un milieu ambiant, il semble improbable que la transmission à travers l’environnement joue un rôle significatif.

Vous aimez? 0 votes, pas de commentaires 0 de 0 aimé, Non numérique dans commentaires